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dimanche, 17 avril 2005
Première sortie de l'anonymat ?
Ce midi, un peu par hasard, j'ai tapé le plébéien bleu dans ma fenêtre de recherche Google, et je suis tombé sur mon blog, bien évidemment. Donc me voici enfin bien référencé sur le net... Mais surtout, ô joie trépignante et immodeste de l'exhibitionniste, j'ai découvert le sîte d'un collègue bloggeur qui m'a remarqué et qui dit même que mon blog à moi il est joli. Le sien, et je ne suis pas seulement poli q;o) me parait bien sympa. De toute évidence, son auteur, un certain Moris Dia m'a l'air fort sympathique et son jugement de très bon goût par ailleurs. Vala.
Bon, ce n'est évidemment pas encore la reconnaissance universelle puisque l'auteur de Baiona est Bayonnais et que, manifestement, il partage pas mal de mes pôles d'intérêt, mais ce n'est qu'un début, le plébéien bleu saura conquérir... euh, quoi au juste ? Hum, bon, le Moris lui il y passe beaucoup plus de temps que moi sur son blog, y'a pas de secret, il faut savoir souffrir pour être beau. Quoique, la beauté, c'est complétement inutile, non ?... et si subjectif !
Bref, merci à toi Moris, et salutations.
The blue plebeian
14:25 Publié dans auto-congratulation | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 16 avril 2005
A nos chers disparus
Plus les années passent, plus probablement l’échéance approche (déchéance ?) pour moi-même, et plus je trouve étrange cette façon intimiste avec laquelle on s’adresse aux morts, en les tutoyant toujours, en les appelant par leur nom le plus personnel, leur petit nom le plus familier, voire parfois le pseudonyme le plus clandestin… Il est toujours tant de faire des révélations la mort advenue quand elles valorisent (ou dévalorisent selon le sens ou le degré d’implication de l’auditeur de ces révélations) potentiellement celui qui les fait au moins tout autant que celui qui en est le sujet. Enfin, faut quand même pas s’emballer tout de suite là, je n’ai aucunement l’intention de faire des révélations sur quiconque, ni sur moi-même, ni ici ni ailleurs. D’ailleurs. Très franchement, n’ayant moi-même jamais réellement été intéressé plus sérieusement qu’au niveau de la curiosité vénielle par les aveux, les confessions ou les secrets… je n’aurais donc rien à déclarer sur la question. Mais, bon, hum, tout le monde sait ce que cela signifie quand on se croit obligé de mettre en avant des formulations rhétoriques du genre « très franchement », ou « sincèrement »… Bref, je voulais juste dire que, dans le temps, avant les quelques dernières guerres qui ont ensanglanté cette planète bleue, pour exprimer publiquement mon deuil, il m’arrivait de vouloir rendre un hommage… euh, disons symboliste aux chers défunts. Et de le faire publiquement, par écrit, dans un journal ou une revue militante par exemple, ça donnait tout de suite une résonance émotionnelle maximum à l’hommage. Et si en plus, par goût des mots, je tentais un style poétique (en poésie, on est toujours ringard pour quelqu’un, alors, hein, même pas honte !), je réussissais à tous les coups à tremper mon papier de mes humeurs les plus impudiques. Des larmes d’encre à sérigraphier, quoi, je vous en expurgeais en veux-tu en voilà, à tel point que j’étais en quelque sorte devenu un spécialiste de l’hommage touchant à la Une. Pour devenir expert il m’aurait tout de même manqué le professionnalisme qui garantit contre les souffrances authentiques car, et je ne me la joue pas, à chaque fois que j’écrivais ces trucs à fondre, eh bien je fondais, lentement, très lentement, très très douloureusement, mot après mot, virgule après virgule, « tu » après « tu » je faisais revivre le cher disparu dans ma chair… et je disparaissais de honte. Oui c’est exactement ça, je me souviens très très bien que, chaque fois, j’aurais voulu disparaître plutôt que de revendiquer une telle impudeur exhibitionniste des sentiments. Et pourtant, cette impudeur, maintenant je le sais, eh bien elle était le flux essentiel de mon écriture. Même si, le plus souvent, écrire est une thérapie, c’est avant tout pour être lus (et pour être aimés) que la plupart des gens enfilent les mots comme on aligne des piquets pour se démarquer de l’anonymat. Donc, à cette époque-là, je trouvais ça tout à fait naturel, digne, émouvant et nécessaire ces hommages rendus à nos chers disparus. Maintenant, plus. Oui encore assez émouvant, plutôt digne aussi il se peut, mais plus du tout nécessaire. Et, j’ai beau me tordre la cervelle trois fois dans le crâne avant d’avouer mon incompréhension, je ne saurais donner aucun début de commencement d’explication à cette perception de l’étrange qui me fait ainsi qualifier, désormais, la façon que l’on a de parler aux morts. Bon, je suis cru, là, ce soir, sans plus de souci de fioritures, mais un mort c’est sourd, c’est aveugle, ça ne sent rien, ça pourrit tout doucement ou ça brûle pour se transformer en cendres que l’on dissout symboliquement dans le Grand Tout. Symboliquement. Symbolique. Ment. Merde, le deuil, c’est le regard des autres sur votre douleur, le jugement des vivants sur votre appréhension de l’absence, pas le regard du mort. Le mort il est mort et rien d’autre. Pas juge, même pas un tout petit peu rancunier. Plus fier pour deux sous. Humble comme peut l’être, « très franchement » et « très sincèrement » l’inexistant, tout simplement. Le deuil ce n’est que le rapport de la société avec la mort, et non pas le contraire. La mort elle se fout de la société comme de sa première faucille !
Alors moi, là, aujourd’hui 16 avril 2005, près d’un mois après la disparition d’un énième cher défunt, j’aurais envie de tout sauf de tutoyer le mort pour lui rendre hommage. Tiens, là, pareil que j’aurais envie de faire la bringue comme je la faisais avec ce cher disparu-là, il y a des lustres et des lustres qui éclairent ma nostalgie. Une putain de super-bringue à chanter très fort à trois voix, moi plutôt criant pour barytonner les moustaches mousseuses et la gorge éraillée par la tabagie à trois paquets la soirée. J’ai toujours bien aimé que ça marche par trois. Je me suis toujours dit que sur trois pieds on ne pouvait pas boiter. Oui une super-fiesta, siempre, tant qu’il y a de la vie y’a d’l’espoir… Mais la fête, aujourd’hui, je n’ai pas osé la faire avec des gens qui, eux, ne voient pas l’étrange où il y a du bizarre. Oui ce putain de deuil à la con, faut être sur la même longueur d’ondes pour se le jouer façon concert public. Et moi je me sens sur des ondes ultra-courtes. Là. Je me dis qu’il y aura forcément un empaffé pour me reprocher ceci ou cela, pour prétendre que le cher disparu n’aurait pas accepté ceci ou cela, que donc ceci ou cela. Et que le ceci ou cela indésirable ce pourrait être mézigue, ma pomme, moi la paille et la poutre dans l’œil du voisin. Moi qui me refuse désormais à tutoyer la mort car il faut toujours être très poli avec les gens mieux armés que vous, voire obséquieux si nécessaire. Ça c’est nécessaire oui, pour survivre encore un peu. On ne sait jamais, ça pourrait porter malheur que de dire « tu » à une ombre qui sait vous tuer à coups de crabe et de métastases. Hum, là je rigole. Gogole. Oui. Enfin, je ne sais plus. Disons que je me réfugie dans une autodérision de pudeur… Pour n’avoir rien à regretter. Rien que du disparu, du vide, du pourri, des cendres.
Le souvenir, par contre, je le conserve, bien au chaud dans mon intimité. Il m’est tout à fait personnel, unique, impartageable. Très cher.
Le plébéien bleu
23:50 Publié dans digression | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 13 avril 2005
La route est réparée
La qualité des suspensions ne fait pas tout, avec une route en bon état on sent tout de suite la différence. Un tel grippe ça laisse rêveur, waouh ! La Jument bleue dit merci aux peintres anonymes... Mais, hum, sous la pluie, pareil que ça va quand même glissouiller sur l'anti-sociale. Donc, gaffe ! Et puis, le pont il est quand même en dos d'âne, un 4x4 patronal peut surgir et m'exploser socialement parlant, hum-hum ; c'est toujours mon angoisse à rouler sur les départementales.
Le plébéien bleu
20:00 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 12 avril 2005
Vote Ta Mère (VTM)
Je me suis dit que je ne causerai pas du référendum à propos du TCE dans mon blog à moi que j’ai. Ni de près ni de loin. Je me suis dit que, même si des millions de gens me lisaient, ça ne servirait à rien. Que de publier mon opinion sur la question ne changerait rien à rien. Voire pire, ça risquait de me provoquer (momentanément bien sûr) quelque illusion. Alors je ne vais pas en causer… Quoique. Ouais, juste un truc quand même. On peut, la campagne n’est pas encore officiellement ouverte. Ni sur mon blog, ni ailleurs. Ouais, précisément, c’est une remarque à propos de l’ouverture officielle. Je me demandais si c’était vraiment la peine qu’il y ait une ouverture officielle de la campagne. Je me disais que, finalement, de minuter le temps de parole des officiels ça n’amènerait absolument rien à la prise de conscience démocratique des citoyens, tout ça, patin-coufin. En fait, la campagne officielle ça serait un peu comme un panneau d’affichage libre que se partageraient tous les autorisés et seulement eux. Donc pas vraiment un panneau d’affichage libre. Mais, bon, parait que ça serait le bordel, sinon, voire la jungle, avec les arbres partout et les lianes toutes serrées enroulées autour des branches, la lumière y filtrerait même plus assez pour glisser son bulletin dans l’urne adéquate. Pareil qu’on pourrait alors voter NON, par exemple, en croyant voter OUI à l’Europe des citoyens. Et vice versa. Bref. Ensuite, tous les autorisés n’auraient pas droit à la même taille d’affiche, bien sûr. Ce serait au prorata, un calcul vachement savant qui fait cohabiter les timbres postes avec les affiches 4 x 3. Mais bon, les affiches 4 x 3, bien sûr, elles ne concerneraient pas toutes la campagne pour le référendum. On ne peut décemment pas interdire tout autre affichage pendant la campagne, non ? Hein ! D'ailleurs, désormais, n'est-il pas interdit d'interdire la pub ? Quoique… Bon, dans tous les cas cela n’arrangerait pas beaucoup la lisibilité des timbres postes. Donc, sentencieusement, je m’autorise à ponctuer cette digression du jour par une condamnation définitive de la campagne officielle. Cette campagne officielle est totalement inutile, voire même nuisible à la démocratie tout comme à l’acheminement du courrier. A bas la campagne officielle, donc ! Et vive la campagne tout court ! Vive les chemins de traverse !
Vala qui est balancé. Hasta la campagne siempre, aurait surenchéri le Che, d’ailleurs, deux ou trois fois. Mais je m’égare comme d’hab’… alors que je ne voulais surtout pas me passionner pour ce, hum, comment dire ? Ouais, disons quand même « débat »… tant que je suis dans l’illusion, autant rester cohérent.
Tiens, un autre petit truc avant de fermer. Oui, les sondages favorables au NON. Z’avez-vu l’évolution de la campagne non-officielle depuis la publication des premiers sondages « non-istes » ? Les médias n’ont de hâte que de prendre à témoin ces « chiffres inquiétants » dont tout le monde connaît le véritable sens fictionnel mais que chacun feint d’accréditer comme une « photographie instantanée de l’opinion des Français, etc… ». Oui ils s’inquiètent, jouent même à paniquer parfois (ils adorent ça) et en profitent chaque fois pour « tenter de relancer la campagne pour le OUI ». Marrant, non, quand même. Naïvement on pouvait penser que les chiffres des sondages plus favorables au NON devraient ouvrir les portes et les micros pour les partisans du NON. Eh bien, c’est précisément le contraire qui se passe. Etonnant, non ! NON ? Pas étonnant, alors, si vous le dites.
En fait il me tarde qu’un truc : que la fête des mères soit passée ! Je ne suis pas maréchaliste alors, depuis la fin de mon primaire, je n’ai jamais célébré cette insanité culturelle dominante (et je pèse mes mots). Mais bon, là je cause de fête des mères pour ne plus causer de ce qui va se passer de vraiment important ce 29 mai prochain. Ouais putain que ça me tarde de voir toutes leurs foutues tronches défaites au lendemain du NON mémorable. Certains sondeurs auront tout de même l’aplomb commercial de se féliciter l’avoir annoncé. Je me marre à les imaginer. Ouais, ce lundi là, au soleil, le plébéien bleu dessinera un joli mouton pour sa petite Princesse. Nananère.
Le plébéien bleu
18:35 Publié dans digression | Lien permanent | Commentaires (0)

















