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jeudi, 14 février 2008
Chronique débâillonnée n° 3

Elle est née à Bayonne, le premier jour de ce mois d’août inoubliable, au temps où il faisait si bon abolir tous les privilèges, une année toute ronde qui sentait le sable chaud des plages, sous les pavés de la vieille ville. Une année d’insouciance glorieuse. Elle a fait ses premières fêtes dans un berceau, Juliette, poussée par son amatxi en goguette et toute sa bande de copines de la rue Poissonnerie qui se relayaient pour lui faire dévaler les ruelles en pente, en hommage à tous les marins du Potemkine de la terre. Ses premières fêtes de Bayonne, Juliette, elle les a passées en braillant sur l’air de l’International.
La fête c’est comme une seconde nature pour Juliette. Toujours joyeuse, toujours heureuse, elle ne pleure que de rire mais sans aucune modération. Toujours chantante et dansante au pied des Pyrénées… et pourtant, si longtemps, elle a prétendu ne pas être basque, ni gasconne d’ailleurs, quoique née bayonnaise. Elle aimera toujours se moquer des « Bascoïs » comme des « Gascouilles ». « On ne se moque bien que de ce qui nous fait vraiment peur » se plait-elle à provoquer Julio qui n’apprécie que très modérément cet humour ostracisant.
La première nature de Juliette, c’est l’amour. L’amour de la vie, de la liberté, de l’égalité, de la justice, l’amour de l’amour, l’amour pour Julio, quoi. Cet amour qui fait heureusement encore s’engager les amoureux de la vie dans des luttes contre la guerre et la mort. Aimer c’est se battre contre tous les enfermements, contre toutes les discriminations, contre toutes les lois d’exception, contre toutes les injustices, contre l’indifférence et la haine aussi. Juliette est une lutteuse de l’amour, une exubérante de l’altérophilie.
23:40 Publié dans campagne Municipales 2008 du plébéien bleu | Lien permanent | Commentaires (6)















